Fransylva à l'action

Le 06/03/2019

Préserver et valoriser les zones humides. Sylvain Gaudin © CNPF

Zoom sur 7 actions clés de la Fédération :

1. « Valorisation du bois et territoire »
2. Préserver les milieux humides
3. Relations ministérielles
4. Plan feuillu au ministère
5. Dégâts de gibier
6. Peste porcine : réunion de crise au MAA
7. Coopération européenne

« Valorisation du bois et territoire »


Le 23 janvier dernier, Fransylva a participé à la réunion annuelle du Comité national d’orientation du programme « Valorisation du bois et territoire » (VBT) réunissant l’amont de la filière forêt-bois (chambres d’agriculture, ONF, FNCOFOR, CNPF et Fransylva). Les chambres d’agriculture dévoilaient, fin janvier, un rapport d’activités intitulé « Les chambres d’agriculture s’engagent pour le développement forestier ». Antoine d’Amécourt, président de Fransylva et du CNPF, et Laurent de Bertier, directeur général de Fransylva, ont pu défendre les intérêts du monde forestier lors d’échanges sur l’interface forêt-agriculture. Le dialogue a pour but de clarifier la place et le rôle des chambres d’agriculture vis-à-vis de la forêt. Fransylva a souhaité rappeler qu’il est nécessaire de dédoublonner les rôles et les actions entre CNPF, CRPF et les chambres d’agriculture. Fransylva a également pu insister sur l’importance du bon emploi du centime forestier.

Préserver les milieux humides

À l’invitation de la députée Frédérique Tuffnell et du sénateur Jérôme Bignon, Antoine d’Amécourt, accompagné de Philippe de Dreuzy, président de Fransylva Loiret, a été auditionné le 19 décembre dernier à l’Assemblée nationale par les membres de la mission gouvernementale sur la préservation et la valorisation des zones humides. Il a répondu aux questions des parlementaires et expliqué le rôle crucial joué par la forêt pour la qualité de l’eau. Il a pu insister sur le fort potentiel économique que représentent les étangs et réservoirs en forêt. La réintroduction de poissons d’élevage dans ces bassins permettrait le renouveau d’une filière piscicole créatrice d’emplois.

Relations ministérielles

Les enjeux forestiers étaient l’objet d’une rencontre, le 8 janvier, entre Fransylva et Jacques Billant, le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, en présence de Nathalie Barbe, conseillère forêt auprès du ministre. Les crises sanitaires qui touchent le monde forestier, en particulier la recrudescence des attaques de scolytes, étaient à l’ordre du jour. Fransylva a pu insister auprès de ses interlocuteurs sur deux aspects : le transport des grumes et l’aide à la reconstitution des massifs. Ce rendez-vous était l’occasion de rappeler l’indispensable équilibre sylvo-cynégétique et l’indemnisation des dégâts de gibier. Fransylva a souligné la nécessaire vigilance quant à la place de la forêt dans la future institution issue de la fusion prévue entre l’Agence française de la biodiversité (AFB) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) à l’horizon 2020.

Ces questions feront l’objet d’une rencontre avec le ministre Didier Guillaume le 14 mars.

Plan feuillu au ministère

À la suite de la remise, fin 2018, au ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, du rapport du groupe de travail sur les feuillus coprésidé par Antoine d’Amécourt et par Philippe Siat, président de la Fédération nationale du bois, un point d’étape a eu lieu au ministère le 13 janvier dernier. Le rendez-vous avait pour objectif la finalisation du plan feuillu.

Dégâts de gibier

Le 21 janvier, le directeur général de Fransylva, Laurent de Bertier, a été auditionné par la commission parlementaire en charge de la question des dégâts de gibier. Fransylva a pu échanger avec le sénateur du Loiret, Jean-Noël Cardoux, ainsi qu’avec le député de la 2e circonscription de l’Aude, Alain Péréa, sur l’actualité du dossier. Concernant le projet de loi de fusion entre l’Agence française de la biodiversité (AFB) et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), effectif dès 2020, Fransylva a rappelé l’importance d’une représentation de bon niveau des forestiers au sein de cette nouvelle instance. De même, dans le cadre de la responsabilisation des fédérations de chasse pour la gestion des plans de chasse et la généralisation annoncée de la taxe à l’hectare, il a été souligné l’enjeu du rétablissement d’un équilibre sylvo-cynégétique en cohérence avec la survie de nos forêts. Ainsi, il est demandé que cette responsabilisation accrue des FDC passe, entre autres, par l’indemnisation des dégâts de gibier en forêt .

Peste porcine : réunion de crise au MAA

Fransylva suit de très près l’évolution de la peste porcine africaine en Belgique. La Fédération a participé le 14 janvier à la réunion de crise du ministère de l’Agriculture, qui avait pour objectif de valider de nouvelles mesures de précaution. Cela faisait suite à la découverte, dans le massif des Ardennes, de deux sangliers contaminés, à proximité de la frontière française. Fransylva a ainsi relayé auprès de ses adhérents les mesures de sécurité à appliquer, comme la création d’une zone blanche à la frontière franco-belge, et les conséquences sur l’exploitation forestière. Face au risque, les forestiers sont pleinement engagés et soutiennent les chasseurs afin de faire baisser drastiquement les populations à risque.

Coopération européenne

Le 26 février, Antoine d’Amécourt a reçu à Paris Fanny Pomme Langue, la secrétaire générale de la Confederation of European Forest Owners.

Avec en ligne de mire les prochaines élections européennes de mai 2019 mais aussi la révision de la politique agricole commune (PAC), ce rendez-vous a été l’occasion de faire un point sur les grands dossiers partagés de la Confédération européenne des propriétaires forestiers (CEPF), basée à Bruxelles. Fransylva s’attache à renforcer le dialogue avec cette confédération indispensable pour relayer nos intérêts et préparer l’avenir.