Fransylva à l'action

Le 11/09/2018

Zoom sur 8 actions clés de la Fédération :

  1. Transport des bois et cartographie numérique
  2. Préservation des sols forestiers
  3. Je me forme pour les bois
  4. Crise sanitaire sur le mélèze en France
  5. Centrale de Provence
  6. Europe : collaboration avec le CEPF
  7. Forinvest booste l’investissement dans la filière
  8. Rencontre avec la sénatrice Anne-Catherine loisier

Transport des bois et cartographie numérique

Isabelle Flouret a assisté le 5 juillet à la présentation par l’IGN et le FCBA d’un projet en cours de numérisation des itinéraires bois ronds, selon les arrêtés préfectoraux départementaux. Cette cartographie numérique est destinée aux professionnels du bois et de la forêt. Ils pourront, à partir de mi-2019, disposer d’un outil pour visualiser ces itiné-raires et modifer des données erronées concernant la praticabilité de la desserte pour les camions, l’existence de places de dépôts ou de retournement... D’autres besoins se font sentir qu’il faudra prendre en compte : la DFCI, les points rencontre pour l’arrivée des secours, mais aussi la mise en cohérence des arrêtés départementaux entre eux.

Préservation des sols forestiers

Quel est l’impact de l’intensifcation des prélèvements de bois sur les sols forestiers, quelles sont les bonnes pratiques de gestion à mettre en œuvre ? Fransylva a assisté à une journée organisée par l’Ademe, qui visait à faire le point sur ces questions, en lien avec divers travaux, que ceux-ci aient reçu ou non des financements de l’Ademe. La thématique touche notamment aux menus bois, récoltés pour un usage en bois énergie, et à l’épandage de cendres en forêt. Il s’agit par exemple des projets Gerboise, Respire, Efforte, le guide PraticSols sur la mobilisation du bois et la préservation des sols en forêt. Les acteurs qui ont pris la parole : l’Ademe, du ministère de l’Agriculture, les instituts FCBA et INRA, l’Offce national des forêts (ONF), le groupement d’intérêt public GIP Ecofor, Biomasse Normandie et la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT).

Je me forme pour les bois

Se former à la gestion de sa forêt ? C’est désormais plus accessible avec le nouveau site www.jemeformepourmesbois.fr ! Fruit d’un travail collaboratif entre les techniciens ingénieurs du CNPF et Fransylva, cette plate-forme met à disposition de tous les propriétaires forestiers des ressources pédagogiques sur la gestion forestière, en complément des indispensables formations de terrain. Isabelle Flouret est allée présenter ce programme dans la Somme, à l’occasion de l’assemblée générale du syndicat.

Crise sanitaire sur le mélèze en France

En mai 2017, le Département de la santé des forêts a identifé pour la première fois Phytophthora ramorum sur mélèze du Japon. En France, dans le milieu naturel, le phytophthora était jusqu’alors signalé sporadiquement, uniquement en sous-étage, essentiellement sur rhododendron. Les dégâts occasionnés sur les mélèzes en Angleterre ces dernières années suggèrent un développement identique sur la côte occidentale de la France. Fransylva a assisté à une réunion sur ce sujet pour comprendre l’état des lieux de cette crise sanitaire et les actions à mettre en place.

Centrale de Provence

Le 5 juillet, le bureau de Fransylva s’est réuni à Gardanne pour visiter la centrale biomasse de Provence d’Uniper. Le directeur du site et le responsable des approvisionnements d’Uniper ont pris le temps de revenir sur l’histoire de l’implantation de la centrale et de faire un point détaillé sur le plan d’approvisionnement. Une occasion privilégiée pour revenir sur les actions déjà engagées de partenariat entre les forestiers et cet industriel qui compte sur la forêt privée pour approvisionner sa centrale. Cette visite a aussi permis de soulever les opportunités de collaboration futures. Le bureau a ensuite visité le site pour comprendre en détail le fonctionnement et les enjeux de la conversion du charbon vers la biomasse pour la production d’électricité.

Europe : collaboration avec le CEPF

Luc Bouvarel et Laurent de Bertier ont rencontré Meri Siljama, la secrétaire générale par intérim du CEPF (Confédération européenne des propriétaires forestiers). Un moment d’échange constructif qui permet de faire un lien entre les attentes du terrain en France et les négociations qui ont lieu à Bruxelles. Citons, parmi les 17 thématiques 2017/2018 : la politique agricole 2020, la stratégie biodiversité 2020, la stratégie énergie climat de l’Europe 2030, les critères de durabilité de la biomasse, Natura 2000, la régulation des espèces exotiques envahissantes, la stratégie bioéconomique et les réflexions sur l’économie circulaire. Toutes les décisions prises au niveau des politiques européennes constituent un enjeu majeur pour nos forêts car elles ont des répercussions immédiates dans nos régions.

Forinvest booste l’investissement dans la filière

Composé essentiellement de propriétaires forestiers, le réseau d’investisseurs Forinvest Business Angels a permis le financement de 27 entreprises de la flière forêt-bois. Ce réseau lance en octobre 2018 une société d’investissement qui regroupera les fonds de particuliers et d’entreprises. Cette structure va permettre d’augmenter le nombre d’entreprises fnancées, de mutualiser les risques et de bénéfcier de la garantie du capital investi par la BPI ainsi que d’exonérer les investisseurs d’impôts sur les plus-values. L’objectif reste le même : contribuer au développement économique de la flière, à la valorisation des bois français et favoriser l’implication des propriétaires dans la flière.

Rencontre avec la sénatrice Anne-Catherine Loisier

Luc Bouvarel et Laurent de Bertier ont travaillé avec Anne-Catherine Loisier (sénatrice de Côte-d’Or et présidente du groupe Forêt au Sénat). Cette réunion a permis d’aborder la question du texte législatif sur le logement. Fransylva a proposé deux amendements, l’un précisant l’utilisation du bois combustible dans les foyers, l’autre insistant sur la nécessité de favoriser l’utilisation de bois dans la construction. Le sujet du plan feuillu a été présenté en réaffirmant la volonté des sylviculteurs de voir transformer leurs grumes à proximité, sans pour autant restreindre les débouchés possibles à l’export. Un protectionnisme trop marqué (risque présenté par le label UE) pénaliserait lourdement les revenus déjà maigres des producteurs et compromettrait alors le renouvellement des forêts. Enfn, Fransylva partage une inquiétude avec la sénatrice sur la mise en place du Parc national des forêts de Champagne et de Bourgogne, notamment en termes de gouvernance et de contraintes de gestion.