Attention quiproquo !

Le 06/02/2018

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La menace de la disparition de la filière bois n’est pas imputable à l’export du bois brut. Fransylva souhaite revenir sur la réalité des chiffres et les véritables causes du dysfonctionnement de la transformation des bois en France.

D’abord, un message de solidarité sur le fond du sujet

Fransylva encourage les scieurs à se développer et à innover. En effet cela crée des débouchés innovants et plus valorisant pour nos bois.

Cette ambition va totalement dans la sens d’une initiative prise depuis déjà 7 ans par Fransylva à travers la création de Forinvest. Ce Club de Business Angels forestier accompagne l’innovation dans des entreprises de l’aval de la filière pour créer des débouchés nouveaux et innovants pour nos bois. Déjà 7 millions d’euros investis dans 27 entreprises !

Ensuite une réalité : la mondialisation et le manque d’investissement de la part des scieries

Aujourd’hui le marché des bois est mondial et filière forêt-bois doit jouer le jeu à cette échelle. Toute mesure protectionniste risque de freiner l’ambition souhaitée par le gouvernement et soutenu par chacun d’entre nous de voir la première et la deuxième transformation progresser.

Ce n’est pas en fermant les frontières pour obtenir une matière première moins cher que nous sortirons pas le haut. Mais c’est bien en prenant le pli de l’innovation et en investissant dans des outils, de la recherche et du développement que les acteurs français de la transformation des bois redresseront leur activité.

Pour finir : un enjeu commun, créer de la valeur ajoutée en France, avec nos bois !

Le développement des acteurs de la transformation des bois va apporter de la valeur ajoutée sur notre territoire. Il est important que cette valeur ajoutée se répartisse de manière cohérente sur l’ensemble de la chaîne.

Aujourd’hui en forêt il faut réinvestir 80% d’une vente pour renouveler ses peuplements. Alors qu’il y a 30 ans le réinvestissement représentait 20% des recettes...

Ce développement de la filière va impliquer une mobilisation plus importante du bois de nos forêts. C’est indispensable aujourd’hui du fait du changement climatique qui implique une nécessité absolue de rajeunir notre forêt, et de se donner les moyens de le faire.

Ce sujet nous tient tellement à cœur que Fransylva a, avec Atlanbois, l’organisateur du Carrefour International du Bois 2018, identifié le sujet du renouvellement des forêts comme un enjeu majeur sur lequel l’amont et l’aval se retrouvent et sur lequel nous devons travailler ensemble. Rendez-vous fin mai à Nantes !